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Aquat. Living Resour. 17 (2004) 309-316
DOI: 10.1051/alr:2004033
Biological effects of the "Erika" oil spill on the common mussel (Mytilus edulis)
Gilles Bocquené1, Sébastien Chantereau1, Christelle Clérendeau2, Emilie Beausir1, Dominique Ménard1, Bernard Raffin1, Christophe Minier3, Thierry Burgeot1, Annie Pfohl Leszkowicz4 and Jean-François Narbonne21 IFREMER, rue de l'Ile d'Yeu, 44311 Nantes, France
2 Université de Bordeaux, 351 Cours de la Libération, 33405 Talence, France
3 Université du Havre, 25 rue Philippe Lebon, 76058 Le Havre, France
4 ENSAT, 145 avenue de Muet, 31076 Toulouse, France
(Received 13 February 2004; Accepted 17 June 2004)
Abstract
A 3-year survey was made of several biological markers in
mussels (Mytilus edulis) exposed in situ to the oil that came ashore after the wreck of the
"Erika" tanker on the Brittany (France) coast in December 1999. The mussel
response was assessed using a set of 7 biomarkers, most of them related to
the metabolism of organic contaminants. After a series of validation tests,
data was evaluated for only 5 biomarkers: acetylcholinesterase (AChE),
glutathione S-transferase (GST), catalase (CAT), malondialdehyde (MDA) and
deoxyribonucleic acid (DNA) adducts. No significant reductions in GST or CAT
levels were observed, levels of DNA adducts and MDA were high during the 6
months immediately following the accident and levels of AChE were
significantly lower during the first year of the survey suggesting a general
stress. A simple multivariate graphic method, the integrated biomarker
response index, was used to combine 4 of the 5 validated biomarkers and
quantify the degree of impact on mussels at different sites. The results
show that mussel populations were affected by the oil spill only during the
first year after the event.
Résumé
Pendant trois ans, un suivi de
plusieurs marqueurs biologiques a été engagé sur des populations
de moules (Mytilus edulis) exposées au pétrole échoué après
le naufrage
de l'"Erika" sur les côtes bretonnes en décembre 1999. La
réponse biologique du bivalve a été estimée à travers la
mesure de 7 biomarqueurs qui, pour la plupart, sont issus des systèmes
de métabolisation mis en place lors d'une exposition à ce type de
contaminant. Après un exercice rigoureux de validation des données,
les valeurs de glutathion S-transférases (GST), catalases (CAT),
malondialdéhyde (MDA), adduits à l'ADN et d'activité
acétylcholinestérase (AChE) ont été retenues pour
l'établissement d'un bilan des effets. Aucune perturbation significative
des activités GST et catalase n'a pu être mise en évidence alors
que les niveaux d'adduits à l'ADN sont forts dans les premiers mois et
que les teneurs en MDA sont élevées pendant les huit mois qui
suivent l'accident. Les niveaux d'activité de
l'acétylcholinestérase sont plus faibles la première année
du suivi. En utilisant une méthode graphique intégrant les
réponses multi-marqueurs, une échelle de couleurs a permis de
quantifier l'impact biologique en fonction du temps. De manière
générale, l'impact biologique du pétrole de l'"Erika" est
faible et limité aux huit premiers mois du suivi.
Face à ce type de contamination, les adduits à l'ADN et la mesure du
niveau de MDA semblent deux marqueurs pertinents et informatifs. La base de
données établie au cours de cette étude a valeur de
référence.
Key words: Oil spill / Polycyclic aromatic hydrocarbon / PAH / Survey / Monitoring / Biomarkers / Mussel / Mytilus edulis
Corresponding author: gilles.bocquene@ifremer.fr
© EDP Sciences, IFREMER, IRD 2004
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