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Aquat. Living Resour. 17 (2004) 75-85
DOI: 10.1051/alr:2004010
Effects of a targeted shrimp (Penaeus notialis) exploitation on fish catches in the Gambia estuary
Raymond Laë1, Jean-Marc Ecoutin1, Asber Mendy2, Jean Raffray1, Jean-Yves Weigel1, Omar Sadio1 and Ousmane Djobe21 IRD, BP 1386, Dakar, Senegal
2 Fisheries Department of the Gambia, 6 Col. Muammar Ghaddafi Avenue, Banjul, The Gambia
(Received 23 July 2003; Accepted 23 January 2004 )
Abstract
Results of an annual survey of fishing activities and catches in the Gambia estuary (200 km long), carried out from June 2001
to May 2002, indicated that fishing effort targets mainly (66% of fishing trips) shrimps. As a result of the globalisation
of fish markets, the fishery has become a quasi mono-exploitation of shrimp for exporting. At the opposite, fishing activities
focusing on fish were low and carried out with large and medium mesh drift nets, gill nets and surrounding nets (17% of fishing
trips), handlines and longlines (15%). The annual catch, estimated at 2350 tonnes for the estuarine part of the River Gambia,
consisted of 1800 t of fish and 550 t of shrimp. Stownets were the most efficient gear accounting for 50% of the total production
(550 t of shrimp and 600 t of fish) while other significant techniques were mainly drift nets (21%), longlines (11%) and gillnets
(5%). Fish catches were composed with 55 fish species among which 16 species accounted for 90% of the annual catch. The average
catch length of these first sixteen species was 295 mm, clearly demonstrating that fishing for fish was targeting large fish.
The effects of the targeted shrimp exploitation resulted in a low fishing effort for fish leading to low fish landings and
consequently to an under exploitation of fish resource in the Gambia estuary.
Résumé
Impacts d'une exploitation spécialisée de la crevette (Penaeus notialis) sur les captures de poisson dans l'estuaire de la Gambie.
Les résultats d'un suivi annuel des activités de pêche et des captures dans l'estuaire de la Gambie (200 km de long), mené
de juin 2001 à mai 2002, montrent que l'effort de pêche était principalement concentré sur l'exploitation de la crevette (66 %
des sorties de pêche). Suite à la mondialisation des marchés, la pêcherie a évolué vers une quasi mono exploitation de la
crevette, les produits étant destinés à l'exportation. A l'inverse, les activités ciblant le poisson étaient faibles et menées
à l'aide de filets dérivants, dormants ou encerclants à larges ou moyennes mailles (17 % des sorties de pêche), de lignes
à main et de palangres (15 %). Les captures annuelles, estimées à 2350 tonnes pour la partie estuarienne du fleuve Gambie,
comprenaient 1800 t de poisson et 550 t de crevette. Les filets à crevettes étaient les plus efficaces capturant 50 % de la
production totale (550 t de crevette et 600 t de poisson). Les autres engins intervenant significativement dans les captures
étaient principalement les filets dérivants (21 %), les palangres (11 %) et les filets dormants (5 %). Les prises de poisson
étaient composées de 55 espèces parmi lesquelles les seize premières représentaient 90 % des captures annuelles. La moyenne
des tailles de capture de ces seize espèces était élevée (295 mm), indiquant clairement que l'effort de pêche se concentrait
sur des espèces et/ou individus de grande taille. Les conséquences de la forte spécialisation des pêcheries sur la crevette
se traduisent par un faible effort de pêche sur le poisson conduisant à de faibles captures totales et en définitive à une
sous exploitation de la ressource en poisson dans l'estuaire.
Key words: Artisanal fisheries / Gambia estuary / Fish statistics / Finfish / Shrimp / Mono-exploitation
© EDP Sciences, IFREMER, IRD 2004
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