Aquat. Living Resour. 21 (2008) 197-205
DOI: 10.1051/alr:2008025
Competition for food in the larvae of two marine molluscs, Crepidula fornicata and Crassostrea gigas
Michel Blanchard1, Jan A. Pechenik2, Emilie Giudicelli3, Jean-Paul Connan3 and René Robert31 IFREMER, Dynamiques de l'Environnement Côtier, BP 70, Plouzané 29280, France
2 Biology Department, Tufts University, Medford, MA 02155, USA
3 IFREMER, Station expérimentale, Argenton en Landunvez 29840, France
(Received 23 January 2008; Accepted 7 April 2008; Published online 29 April 2008.)
Abstract - The degree to which larvae of the invasive American slipper limpet
(Crepidula fornicata) and the Japanese oyster (Crassostrea gigas) may compete for food was examined during 2003
in the laboratory. Larval microalgae uptake, growth and mortality were
compared for larvae fed each of six species of unicellular algae, ranging in
length from 2 to 10
m. Tested diets included the two flagellates
Tetraselmis chui (Prasinophyceae) and Isochrysis affinis galbana (T-ISO, Haptophyceae), one member of the Chlorophyceae
(Nannochloris atomus), and three diatom species (Chaetoceros calcitrans forma pumilum, Chaetoceros gracilis, Skeletonema marinoï). We found that the limpet larvae
ingested phytoplankton over a wider range of cell sizes and ate at higher
rates on each diet than did the oyster larvae. For example, oyster larvae
consumed 2216 cells h-1 of N. atomus, while limpet larvae consumed the same
phytoplankton cells at approximately twice that rate, 5159 cells h-1,
on the same diet. Larvae of both species grew more quickly on a mixture of
flagellates than on any of the diatom alone (12 versus 7
m d-1
for oyster larvae and 41 versus 28
m d-1 for limpet larvae). Our
results suggest that in the Bay of Mount Saint-Michel (France, Western
Channel), where larvae of both species co-exist in the summer, intensive
grazing by limpet larvae can potentially deplete phytoplankton
concentrations to cause competition with oyster larvae, particularly for
smaller sized phytoplankton species.
Résumé - Compétition trophique chez les larves de
mollusques marins Crepidula fornicata et Crassostrea gigas
En 2003, des expérimentations ont été menées en laboratoire
pour évaluer la compétition trophique entre les larves de
crépidules (Crepidula fornicata) et celles de l'huître japonaise
(Crassostrea gigas). Les taux de consommation, de croissance et de
mortalité sont comparés, en alimentant les larves de chaque
mollusque avec six espèces d'algues unicellulaires, dont la taille varie
de 2 à 10
m, deux flagellées Tetraselmis chui
(Prasinophycée) et Isochrysis affinis galbana (T-ISO, Haptophycée),
une chlorophycée Nannochloris atomus, et trois diatomées:
Chaetoceros calcitrans forma pumilum, Chaetoceros gracilis et Skeletonema
marinoï. Contrairement aux larves d'huîtres, les larves de
crépidules consomment toutes les cellules phytoplanctoniques quelles que
soient leurs tailles, et ceci, à un taux plus élevé que celui
des larves d'huîtres. Ainsi, une larve d'huître consomme 2216
cellules h-1 de N. atomus, tandis que la larve de crépidule en
consomme 5159 cellules h-1, soit environ deux fois plus. Ces
expériences mettent également en évidence que les larves des
deux espèces grandissent plus vite quand elles sont nourries avec le
mélange des algues flagellées plutôt qu'avec chacune des
espèces de ces mêmes algues (12 contre 7
m j-1 pour
l'huître et 41 contre 28
m j-1 pour la crépidule).
Ainsi, en baie du Mont Saint-Michel (Manche ouest) où les larves des
deux espèces apparaissent à la même période estivale, nos
résultats suggèrent que la filtration des larves de crépidules
abaisse notablement la concentration de phytoplancton, et tout
spécialement celle des petites cellules algales, entraînant alors
une compétition trophique avec les larves d'huîtres.
Key words: Phytoplankton / Diet / Feeding rate / Growth / Larvae, Crepidula fornicata, Crassostrea gigas
Corresponding author: michel.blanchard@ifremer.fr
© EDP Sciences, IFREMER, IRD 2008



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